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occlusion de l’artère centrale de la rétine

La rétinographie en couleur révèle une pâleur maculaire avec une tache rouge cerise fovéale. On observe également une segmentation des artères, certaines étant avasculaires.

Description

Les maladies artérielles occlusives provoquent une ischémie rétinienne par obstruction artérielle. Les embolies et les thromboses secondaires à l’athérosclérose sont considérées comme responsables de la plupart des occlusions artérielles rétiniennes. L’inflammation périvasculaire (comme dans l’artérite à cellules géantes) et l’hypotension contribuent à l’occlusion dans une minorité de cas. Les emboles se forment souvent au sein d’une plaque d’athérome de l’artère carotide, et comme l’artère ophtalmique est la première branche de l’artère carotide interne, les emboles accèdent facilement à l’œil. Parmi les autres causes cardiaques figurent les arythmies et le prolapsus de la valve mitrale. Les troubles thrombophiliques pouvant être associés à une occlusion artérielle comprennent l’hyperhomocystéinémie, le syndrome des antiphospholipides et les anomalies héréditaires de la coagulation. La drépanocytose et le syndrome de Susac (une microangiopathie caractérisée par la triade occlusion de l’artère rétinienne, surdité de perception et encéphalopathie) sont d’autres causes plus rares. Les signes et symptômes dépendent du vaisseau touché par l’obstruction, ce qui, dans le cas de l’artère centrale de la rétine, responsable de la régulation du flux sanguin vers les couches internes de la rétine, entraîne une perte soudaine et complète de l’acuité visuelle.

Commentaires

Indication

Une femme de 73 ans s'est présentée avec une perte de vision totale, brutale et indolore de l'œil gauche, survenue moins de 24 heures auparavant. Ses antécédents ophtalmologiques révélaient plusieurs épisodes d'amaurose fugace au cours de l'année précédente. Ses antécédents médicaux comprenaient un cancer du sein avec métastases hépatiques, pour lequel elle suivait une chimiothérapie au moment de la consultation. À l'examen, l'acuité visuelle était de 0,9 à l'œil droit (échelle décimale de Snellen), et la perception lumineuse était présente à l'œil gauche. Un déficit pupillaire afférent a été noté à l'œil gauche. La biomicroscopie n'a montré aucune anomalie du segment antérieur, mais le fond d'œil gauche a révélé une rétine pâle et un reflet orange intact au niveau de la fovéola (tache rouge cerise), indiquant que la vascularisation choroïdienne n'était pas atteinte. Malgré des massages oculaires intensifs et l'instillation de collyre hypotonisant, l'acuité visuelle est restée à la perception lumineuse.