A et B. Rétinographies couleur (Clarus 500, Carl Zeiss Meditec ASG, Jena, Allemagne) de l'œil droit montrant une périphlébite diffuse et des hémorragies ponctuelles en périphérie.
A et B. Rétinographies couleur (Clarus 500, Carl Zeiss Meditec ASG, Jena, Allemagne) de l'œil droit montrant une périphlébite diffuse et des hémorragies ponctuelles en périphérie.
C. Rétinographie en couleur (Clarus 500, Carl Zeiss Meditec ASG, Iéna, Allemagne) de l'œil gauche montrant une périphlébite des vaisseaux nasaux
La vascularite rétinienne associée à la tuberculose est une entité hétérogène et difficile à prendre en charge. Elle se caractérise par une vascularite rétinienne occlusive, à prédominance veineuse, associée à une vitrite et une ischémie rétinienne périphérique, chez des patients présentant des signes de tuberculose confirmés par des analyses de laboratoire ou une biopsie. Elle se manifeste typiquement par une périphlébite périphérique avec une tendance à l’occlusion capillaire et à la néovascularisation. L’absence de consensus concernant le diagnostic et la prise en charge de cette affection peut entraîner des séquelles. Le traitement repose sur l’utilisation d’antituberculeux, avec ou sans corticothérapie orale, voire d’immunosuppresseurs. Le succès du traitement est défini par la résolution des signes inflammatoires dans les six mois suivant la fin du traitement, la possibilité de réduire la dose de corticoïdes oraux à moins de 10 mg/jour, ou à un maximum d’une goutte de corticoïdes oraux toutes les 12 heures. Occasionnellement, des complications locales telles qu’une néovascularisation ou un décollement de rétine tractionnel nécessitent des traitements complémentaires.