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Choroïdopathie ponctuée interne (PIC)

Description

Une femme de 21 ans ayant des antécédents de myopie (équivalent sphérique -6,00 OU) présente des éclairs et une vision floue dans son œil gauche, ainsi que des maux de tête.

L’AV est OD 20/25 et OI 20/25.

L’examen du fond d’œil ne révèle aucun signe d’inflammation du segment antérieur ni de vitrite. Il met en évidence de multiples lésions arrondies, gris-jaunâtres, à bords nets, disséminées en périphérie, ainsi qu’une atrophie péripapillaire et deux lésions maculaires similaires aux lésions périphériques, mais entourées d’un halo grisâtre. Parmi ces lésions, la plus supérieure présente une hypoautofluorescence (hypoAF) (semblable aux autres lésions périphériques) et apparaît en OCT comme un matériel sous-rétinien hyperréflectif irrégulier (HRTM) avec des projections digitiformes dans la rétine interne, évoquant une néovascularisation maculaire inflammatoire (NVM). L’autre lésion maculaire avec halo est également hypoAF, mais avec un halo hyperautofluorescent (hyperAF) ; en OCT, elle apparaît comme un HRTM arrondi au niveau d’une discontinuité de l’épithélium pigmentaire rétinien (EPR), suggérant un foyer de choroïdite inflammatoire. Le diagnostic de choriorétinopathie ponctuée interne (CPI) est posé. Un traitement anti-angiogénique intravitréen et des corticostéroïdes oraux ont été recommandés, mais le patient les a refusés. Quatre mois plus tard, il a signalé une vision floue ; de la prednisone orale lui a été prescrite à la dose de 1 mg/kg/jour, mais il a interrompu le traitement. Après trois ans de suivi, le nombre de lésions en coup de poing avait augmenté, malgré l’absence de récidive des lésions inflammatoires et de la néovascularisation choroïdienne inflammatoire. Cette dernière était enveloppée par l’épithélium pigmentaire rétinien.

Commentaires

La choriorétinopathie ponctuée interne (CPI) est une affection inflammatoire de la choroïde d'étiologie inconnue, qui touche généralement les jeunes femmes myopes. Elle se caractérise par de petites lésions arrondies et atrophiques, disséminées principalement au pôle postérieur, en l'absence d'autres signes d'inflammation intraoculaire (par exemple, une vitrite). La présence de foyers inflammatoires actifs (choriorétinite) au niveau de la macula doit être surveillée et traitée par corticothérapie orale, de même que l'apparition d'une néovascularisation maculaire inflammatoire, qui doit être traitée par injections intravitréennes d'anti-angiogéniques.

Indication