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ophtalmie sympathique

Description

L’ophtalmie sympathique est une affection rare caractérisée par une inflammation granulomateuse bilatérale diffuse. Elle est provoquée par une réaction immunitaire secondaire à l’exposition à des antigènes oculaires après un traumatisme ou une intervention chirurgicale de l’œil déclencheur. Bien que le délai d’apparition soit variable, elle se manifeste généralement dans l’année suivant l’événement traumatique. Cliniquement, les patients rapportent typiquement des symptômes non spécifiques évoquant une inflammation oculaire (vision floue, photophobie, douleur, etc.). Le segment antérieur présente typiquement une réaction inflammatoire avec des précipités rétrokératiques granulomateux, pouvant être associés à des synéchies postérieures. Dans certains cas, un épaississement de l’iris secondaire à une infiltration lymphocytaire est présent. La pression intraoculaire peut être élevée en raison d’une diminution de la filtration du trabéculum ou diminuée en raison d’une atteinte du corps ciliaire. Les atteintes du segment postérieur sont variables et peuvent inclure une vitrite, une choroïdite, une atteinte du nerf optique, une vascularite et une rétinite (bien que ces deux dernières soient rarement isolées). L’un des signes caractéristiques de cette affection est la présence de nodules de Dallen-Fuchs, lésions disséminées, arrondies, blanchâtres ou jaunâtres. Des décollements neurosensoriels rétiniens (DNSR) exsudatifs, secondaires à une inflammation et similaires à ceux observés dans la maladie de Vogt-Koyanagi-Harada, peuvent également être présents. La tomographie par cohérence optique (OCT) est utile pour évaluer la présence de DNSR, d’œdème maculaire, de néovascularisation et le degré d’atteinte choroïdienne. L’angiographie à la fluorescéine montre généralement des points hyperfluorescents avec fuite de contraste en phase tardive. En revanche, l’angiographie au vert d’indocyanine révèle fréquemment des points hypocyanescents disséminés. Le traitement repose sur des immunosuppresseurs systémiques, les corticostéroïdes étant généralement le traitement de première intention. Ces derniers doivent être associés à d’autres immunosuppresseurs pour un contrôle à long terme de l’inflammation.

Commentaires

Lors du diagnostic différentiel avec d'autres affections, les antécédents de traumatisme ou de chirurgie constituent un élément clé à rechercher (les symptômes pouvant parfois apparaître des années après l'événement traumatique). Il est essentiel d'éliminer les maladies infectieuses lors du bilan systémique, ainsi que les autres affections d'étiologie non infectieuse.

Indication

Un homme ayant subi plusieurs interventions chirurgicales pour un décollement de la rétine de l'œil droit a présenté, quelques mois après la dernière opération, un épaississement choroïdien et des lésions nodulaires associés à un décollement séreux rétinien de l'œil controlatéral (gauche).